Marcelle Meyer joue Debussy

La discothèque idéale #37

1) Images, livre I

2) Préludes, livres I

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Music’O Seniors : l’opéra à l’hôpital

France Musique a publié la semaine dernière un article très intéressant sur l’association Music Ô Seniors qui offre des concerts lyriques en milieu hospitalier, avec des explications pour que tous les résidents puissent comprendre facilement ce qui leur est proposé et se laisser porter par la musique.

Accéder à l’article : France Musique

La soprano Clémentine Bourgoin et le baryton Virgile Frannais
devant les résidants de l’Hôpital Casanova de Saint-Denis (93)
© Radio France

 

Sélim Mazari, un jeune pianiste à écouter et à suivre de près

Formé au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Brigitte Engerer puis de Claire Désert, au Royal College of Music de Londres avec Dimitri Alexeiev, enfin à Vienne dans la classe de musique de chambre d’Avedis Kouyoumdjian, Sélim Mazari est un jeune pianiste qui va compter.

Ou plutôt qui compte déjà, comme en témoigne, entre autres, la critique élogieuse d’Alain Cochard à la suite du récital à Bagatelle qu’il vient de donner il y a quelques jours : « Autorité, sens architectural – quelle clarté, quelle assurance dans la conduite des deux fugues ! – vont de pair avec une manière humaine, simple et émouvante d’explorer un opus [l’opus 110] où la part la plus secrète du génie beethovénien s’offre à l’auditeur« , Puis deux Images de Debussy « servis par une palette de couleurs d’une rare richesse. Merveilleuse chimie harmonique toute de mystère et de prégnante poésie… ». Pour lire l’intégralité de l’article, cliquer ici :  Sélim Mazari à Bagatelle par Alain Cochard

Ici, un extrait du concerto « L’empereur » de Beethoven à l’occasion des Victoires de la Musique Classique 2018 :

 

 

 

Le CMTP de Pascal Bertonneau, un centre de formation à vocation sociale pour accordeurs-techniciens de pianos

Pascal Bertonneau, bien connu pour avoir été notamment accordeur-technicien principal à la Salle Pleyel et l’accordeur-technicien exclusif de Michel Petrucciani, ouvre en octobre prochain le Conservatoire des Métiers Techniques du Piano placé sous la présidence d’honneur de Miguel-Angel Estrella et de François-René Duchâble.

Que propose le Conservatoire des Métiers Techniques du Piano ?

Pascal Bertonneau : Le CMTP propose une formation complète et haut de gamme pour former à la fois l’oreille et la main de l’artisan afin de satisfaire une clientèle professionnelle soit dans le cadre des salles de concert soit dans celui de la restauration de pianos anciens. Il a également une vocation sociale en accueillant des jeunes défavorisés qui, via des financements personnalisés, apprendront un savoir-faire exceptionnel dans le cadre d’un artisanat d’art exigeant ainsi que les bases culturelles leur permettant de travailler au plus haut niveau.

Comment se passe la formation ?

Pascal Bertonneau : La formation dure deux ans. Le nombre d’élèves est limité à cinq. Deux journées hebdomadaires de cours auront lieu dans des conservatoires de la région parisienne, l’une consacrée à l’accord par moi-même, l’autre à la réparation par des intervenants. Des stages d’apprentissage dans des magasins de pianos complèteront le cursus. Par ailleurs, les ateliers de pratique du piano seront proposés.

Pour plus de détails, visitez le site du  CMTP.

Pascal Bertonneau au travail

Claudio Arrau

Nouvelle rubrique en cette rentrée : un interprète de légende et ses enregistrements, en huit épisodes, chaque mercredi.

Claudio Arrau 4/8 (retrouvez ci-dessous les épisodes précédents)

En 1964, la télévision canadienne francophone invite Claudio Arrau à donner un concert pour les téléspectateurs. Ce concert dans lequel figurent la sonate en la mineur de Mozart et l’opus 111 de Beethoven est précédé d’une interview dans laquelle le pianiste s’exprime en français. C’est cette interview que vous pouvez revoir ou découvrir ici :

EPISODES PRECEDENTS

Claudio Arrau 1/8

Né en 1903 au Chili, Claudio Arrau commença le piano avec sa mère puis continua avec un professeur renommé à Santiago. A 10 ans, il obtint une bourse pour étudier en Allemagne avec l’un des derniers élèves de Liszt, Martin Krause, qui lui impose une discipline de fer. Cinq ans plus tard, la mort de Krause stoppa brutalement les études du jeune Arrau alors âgé de quinze ans. « En fait, j’avais le sentiment que tout ce qu’un professeur peut donner, Krause me l’avait donné, et qu’il m’appartenait de l’assimiler en profondeur et d’aller de l’avant tout seul. » Il débuta alors une carrière que Krause avait bien initiée. Une des œuvres qu’il inscrivait fréquemment à ses programmes de l’époque est la Rhapsodie espagnole de Liszt. La version proposée ici est plus tardive, elle date de 1933 : Rhapsodie espagnole de Liszt par Claudio Arrau

 

Claudio Arrau 2/8

Peu de temps après la mort de son maître (voir épisode 1/8 ci-dessous), Arrau vécut des moments difficiles et des périodes de dépression. Il se tourna alors vers la psychanalyse et sa rencontre avec le Dr Abrahamsohn fut déterminante.

Pour affirmer sa place dans le monde musical, Arrau se lança ensuite dans des projets titanesques. Il partit au Mexique pour trois mois en 1933-1934 avec rien moins que quinze programmes de récitals différents. Deux ans plus tard, il donna à Berlin l’intégrale de l’oeuvre pour clavier de Bach en douze séances.

Sa réputation était alors bien établie en Allemagne mais la présence du nazisme le poussa à quitter l’Europe. Il s’installa alors aux Etats-Unis où il fut très vite reconnu comme un pianiste exceptionnel. Après son premier concert au Carnegie Hall, le journaliste du New York Herald Tribune écrivit qu’il n’avait jamais entendu le Carnaval de Schumann joué de cette manière et exprima également son admiration sans borne pour le reste du récital.

Enregistré vingt ans plus tard en 1961, voici le Carnaval de Schumann par Claudio Arrau

Claudio Arrau 3/8 (retrouvez ci-dessous les deux premiers épisodes)

Après la guerre, Claudio Arrau est reconnu comme l’un des plus grands pianistes du monde. Son vaste répertoire fait toute fois la part belle à certains compositeurs dont ses interprétations deviennent très rapidement des références.
A commencer par Beethoven ! En 1970, à l’occasion du bicentenaire de la naissance du compositeur, Arrau avait écrit : « A mes yeux, Beethoven a témoigné sans cesse pour la victoire de l’esprit. Son message de renouveau et de renaissance spirituelle, couronnant un combat infini; nous parle aujourd’hui, et notamment aux jeunes générations, avec une vigueur et une pertinence dont notre époque a besoin. Au sens où sa propre vie ne fut qu’une lutte existentielle pour survivre, Beethoven est notre contemporain. Au sens où il s’est rendu le maître et de sa vie et de son art pour atteindre aux plus hauts degrés de la création et de la transfiguration, il durera autant que durera sur terre la grandeur de l’esprit humain.« 
Voici la sonate n°32 op.111 de Beethoven par Claudio Arrau enregistrée à Paris en 1970.