Au bonheur du piano

Anastasia Rizikov

Je l’avais découverte sur internet en décembre mais j’ai voulu vérifier de mes propres oreilles lors d’un récital qu’elle a donné début janvier salle Cortot. Retenez bien son nom, elle sera bientôt très probablement une grande pianiste internationale, elle s’appelle Anastasia Rizikov !

Sa nature à la fois volcanique et extrêmement sensible, sa maîtrise technique impressionnante, sa déjà grande connaissance du répertoire pianistique et son sens musical d’une étonnante maturité sont époustouflants. Elle n’a pourtant que dix-neuf ans mais son parcours est stupéfiant.

Anastasia Rizikov a déjà joué avec orchestre, le 23ème concerto de Mozart, le 1er concerto de Beethoven, le 2ème concerto de Chopin, le 1er concerto de Liszt, le concerto de Grieg, le concerto en sol de Ravel, le 3ème concerto de Rachmaninoff, le 3ème concerto de Kabalevski et la Rhapsodie in blue de Gerschwin.

Anastasia Rizikov s’est évidemment présentée à de nombreux concours internationaux où elle a obtenu plusieurs premiers prix, notamment le Grand Prix au concours « Gershwin International Brooklyn Competition », le Prix de la SACEM au 25ème Concours International de Piano d’Epinal, le Premier Prix au 57 Concours Jaén en Espagne (qui a donné lieu à l’enregistrement d’un CD chez Naxos), différents prix au 29ème Concours International Ettore Pozzoli dont le Premier Prix et le Prix du Public. Certains membres du jury de ces concours internationaux la considèrent comme une nouvelle Martha Argerich. En 2012, alors qu’elle n’avait que onze ans, la Fondation Glenn Gould de Toronto lui a offert un piano à queue.

Anastasia Rizikov

Nous nous sommes retrouvés quelques jours après ce concert salle Cortot car je mourrais d’impatience de faire sa connaissance. Elle m’a expliqué qu’elle avait commencé le piano à l’âge de cinq ans avec sa grand-mère qui fut du reste sa seule professeure, même si Anastasia Rizikov a suivi des masterclasses avec Anatoly Ryabov, Oxana Yablonskaya, Sergei Babayan, Arie Vardi, Robert Levin, Ferenc Rados, Andras Schiff, Emanuel Ax, Menahem Pressler, Gabor Takács-Nagy…

Nous avons également évoqué son environnement culturel dans sa famille au Canada, un environnement familial exclusivement russe où les valeurs littéraires et artistiques ont encore une place essentielle dans la vie quotidienne. Son amour des livres et des arts en général l’a incontestablement aidée à développer son étonnante maturité musicale.

Aujourd’hui, sur le conseil d’Eliane Reyes qui, en tant que membre de jury de plusieurs concours internationaux où la jeune pianiste avait été éblouissante, l’avait repérée depuis quelques temps déjà, Anastasia Rizikov a intégré la classe du Diplôme Supérieur de Concertiste de l’Ecole Normale de Musique de Paris – Alfred Cortot dans la classe de Rena Shereshevskaya.

J’ai hésité entre deux vidéos qui datent d’il y a trois ans – elle avait alors seize ans – entre l’Etude n°12 en ré # mineur op.8 de Scriabine et la Romance en fa mineur op.5 de Tchaïkovski. Si je vous engage vivement à regarder la première, c’est la Romance de Tchaïkovski que je vous propose ici tant son toucher, son phrasé, son interprétation extrêmement construite et dont elle vit intensément chaque note sont bouleversants.

Son site (en anglais) :  http://www.anastasiarizikov.ca

Frédéric Boucher, pour Au bonheur du piano, 4 février 2018

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Un commentaire sur “Anastasia Rizikov

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Cette entrée a été publiée le 4 février 2018 par .
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