Une école de piano à domicile : l’Ecole Française de Piano

A première vue, on pense aux grands noms du piano français qui, du reste, n’ont finalement que peu de points communs, les Marguerite Long, Alfred Cortot, Yves Nat… En fait, il s’agit de tout autre chose, l’Ecole Française de Piano est  une vraie école indépendante qui propose des cours à domicile sur Paris mais qui projette d’étendre son champ d’action dans toute la France.

Fondée il y a deux ans, l’EFP accepte les élèves de tous niveaux à partir de 6 ans. Des auditions sont organisées en milieu d’année dans un cadre prestigieux. Un examen comprenant une épreuve instrumentale (deux morceaux imposés), une épreuve de déchiffrage et une épreuve partielle de solfège (lecture et rythme) a lieu en fin d’année scolaire au studio 107 de la Maison de la Radio devant un jury de qualité. Un concert des professeurs est également organisé chaque année. Bien que n’ayant pas de locaux, L’EFP fonctionne bien comme une école de musique.

A l’heure actuelle, l’école, fondée et dirigée avec enthousiasme et efficacité par Emmanuel Birnbaum, compte déjà douze professeurs, tous hautement qualifiés (CNSM, Ecole Normale de Musique, Royal College of Music de Londres…).

Les cours ont lieu au domicile de l’élève du lundi au dimanche. Ils durent une heure et s’adressent aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Si les auditions et les examens sont fortement recommandés, la souplesse est de mise. Les élèves qui ne souhaitent pas y participer peuvent en être dispensés, ceux qui souhaitent passer l’examen d’une manière libre ont la possibilité de substituer aux morceaux imposés des morceaux de leur choix. Enfin il n’y a pas de redoublement, l’élève a le droit de continuer son cursus en dépit d’un échec si le professeur l’en juge capable.

Face à une structure aussi sérieuse et aussi bien pensée, des partenariats se sont très vite mis en place notamment avec le magasin de piano Nebout & Hamm, la librairie musicale Falado, la Fondation Jérôme Seydoux – Pathé…

Dernier point important : les cours ayant lieu au domicile de l’élève, l’école est en mesure de fournir chaque année une attestation fiscale afin de permettre une déduction fiscale de 50% sur le montant des cours.

Plus de renseignements sur le site de l’Ecole Française de Piano.

Frédéric Boucher, pour Au bonheur du piano, 17 janvier 2018

Publicités

Cyril Huvé et David Bismuth enregistrent sur le nouveau piano de Stephen Paulello

Pianiste, professeur de piano, accordeur, Stephen Paulello s’est également consacré pendant de nombreuses années à la restauration de pianos. En 1987, il se lance dans la fabrication d’un piano droit puis d’un piano à queue de concert en 1990. Mais Stephen Paulello ne manque pas d’idées et très vite le projet d’une remise en question globale de la construction d’un piano à queue de concert germe dans son esprit. En 2015, il achève l’Opus 102, un piano complètement révolutionnaire. Non seulement le clavier dispose de 102 touches au lieu de 88, mais comme l’explique Paulello, « plus rien n’est fait comme chez Steinway. Ni la table d’harmonie, ni la position du sommier […] ni l’accroche des cordes, ni le cadre, [..] ni le plan des cordes, ni la mécanique. Rien. »

Deux grands pianistes viennent de s’intéresser à ce nouvel instrument et l’ont utilisé pour enregistrer leur dernier CD.

Lire la suite

imusic-kids, des vidéos ludiques et éducatives pour initier les enfants à la musique et au piano

Ce devait être une méthode imprimée, ce fut d’abord une première vidéo. Laquelle plût à Arte qui en commanda vingt-quatre diffusées en 2014 et 2015. Ainsi naquit la série Pianotine. Chaque vidéo dure un quart d’heure. Pendant les cinq premières minutes, un petit sketch avec Eddy l’élève et Anna la prof aborde une notion simple de solfège, avec  des jeux d’écoute, des jeux de reconnaissance de notes…. Suit un reportage d’une dizaine de minutes avec des professionnels ou des amateurs et dans divers univers musicaux.

Vu le succès de cette série créée par Anna Zofia Borowiec, la plateforme imusIc-school proposa les vidéos sur son site. Puis Anna Zofia Borowiec imagina d’autres vidéos. C’est ainsi que imusic-school a eu l’excellente idée de créer une plateforme dédiée aux enfants, c’est imusic-kids.

Pour 5 euros par mois, on peut avoir en accès illimité les vidéos la série Pianotine, les Vidéos Jeux en lien avec chaque épisode, la série Les Jeux de Notes Fastoches qui développent progressivement les automatismes en lecture de notes et en apprentissage de l’écoute, et la série Mes premiers pas au piano où l’enfant fait la connaissance du piano, découvre les partitions et commence à jouer. Simple d’utilisation, il suffit de poser la tablette sur le pupitre du piano et de se laisser guider.

Au salon de Musicora 2017, ce fut un franc succès et les enfants se sont bien amusés tout en apprenant les bases de la musique et du piano.

Toutefois, Anna Zofia Borowiec est formelle :  il ne s’agit en aucun cas de remplacer l’indispensable professeur.  L’objectif est tout simplement d’initier les enfants, de leur faire découvrir la musique en leur donnant des notions académiques via un support ludique et de leur donner envie d’en apprendre davantage.

Il existe également les Ateliers de Pianotine pour les écoles primaires désormais disponibles après avoir été testés sur près de 250 enfants. Chaque atelier comprend une vidéo de Pianotine, la vidéo-jeu correspondante et une fiche pédagogique.

En préparation : des jeux de rythme, des cours de méthodologie adaptés aux enfants, des cours de chant basés sur le travail corporel…

Alors, plutôt que de se lamenter en vain sur l’usage des tablettes par nos chers bambins, autant s’en servir pour leur proposer des applications éducatives intelligentes et utiles. Celle-ci en est une incontestablement !

Allez donc faire un tour sur imusic-kids !

Frédéric Boucher, pour Au bonheur du piano, 10 janvier 2017

Musicora 2016

Josquin Otal

« Jeunes mais déjà grands » #6

Philippe Cassard remarque ce jeune pianiste et diffuse il y a quelques mois dans sa remarquable émission Portraits de Famille sur France Musique son interprétation du deuxième mouvement du troisième concerto de Prokofieff (que l’on peut écouter intégralement sur YouTube à partir du 1er mouvement : https://www.youtube.com/watch?v=GpY0svsy9EU). C’est à cette occasion que je découvre Josquin Otal.

Josquin Otal a vingt-cinq ans. Il a étudié le piano avec Bruno Rigutto, Anne Queffélec , Denis Pascal, Louis Lortie, Avedis Kouyoumdjian… au CNSMP de Paris et à la Chapelle musicale Reine Elisabeth de Belgique entre autres.

Après avoir obtenu plusieurs prix dans des concours internationaux, il gagne en 2015 le Grand Prix Alain Marinaro et est « Révélation classique » de l’Adami. Il a également été lauréat de la fondation Blüthner et de la Fondation d’entreprise Banque Populaire.

Il s’est déjà produit au Festival Chopin à Paris, au Festival de Prades, à l’Abbaye de Valmagne, au Festival de Gavaudun, à l’Opéra Garnier, au Festival de Nohant, au Théâtre du Châtelet, à l’Institut français de Valencia, au Consulat français à New York, à l’Auditorium Rainier III de Monaco…

Josquin Otal prépare actuellement un CD pour le label Printemps des arts consacré à deux grandes sonates romantiques, celle de Liszt qu’il joue régulièrement en concert et celle de Julius Reubke (un élève de Liszt mort prématurément à 24 ans de la tuberculose).

« Parmi les principaux pianistes qui m’ont inspiré, me confiait Josquin Otal, il est difficile de ne pas inclure Sviatoslav Richter que j’ai écouté énormément pendant mon enfance et adolescence (j’avais une grande partie de ses disques à la maison). Je dois citer aussi Arturo Benedetti Michelangeli pour la qualité de son jeu, sa sobriété, son perfectionnisme presque extrême mais qui n’altère jamais la simplicité et le naturel de ses interprétations. Il est une réelle source d’inspiration pour moi. Quant aux enregistrements d’Alicia de Larrocha, ils ont alimenté mon goût pour la musique espagnole. J’ai d’ailleurs choisi de travailler la musique de Granados, en particulier les Goyescas, durant mon 3ème cycle au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris. Naturellement, bien d’autres pianistes m’ont influencé et je continue d’en découvrir régulièrement ! »

Parmi les compositeurs dont il se sent le plus proche, il évoque Chopin et Ravel. L’écriture pianistique de Chopin le fascine. Quant à Ravel, il est séduit par « sa sensualité, sa recherche de textures, cette explosion de couleurs qui caractérise nombre de ses pièces ».

Son prochain concert aura lieu le 27 janvier à l’Hôtel de Soubise à Paris avec la violoncelliste Elia Cohen-Weissert dans un programme consacré à des sonates de Chopin, Fauré et Grieg.

Frédéric Boucher, pour Au bonheur du piano, 7 janvier 2018

Le voici justement en compagnie de la violoncelliste Elia Cohen-Weissert dans la sonate op.65 de Chopin :

Le 1er CD de Joël Capbert

« Au bonheur du piano » est très attaché à soutenir les jeunes musiciens dans leur difficile entrée dans la carrière.

Aujourd’hui, le pianiste dont je voudrais vous parler n’est pas un jeune au sens administratif du terme. A bientôt soixante-dix ans, après avoir été l’élève de Pierre Sancan au Conservatoire de Paris à la fin des années 60, puis s’être consacré corps et âme pendant une quarantaine d’années à l’enseignement du piano au sein du Conservatoire de Rennes, Joël Capbert, à l’initiative d’un de ses anciens élèves aujourd’hui concertiste de renom, a choisi de dédier sa retraite aux concerts et aux enregistrements. Une nouvelle vie commence. Décision admirable qui démontre s’il en était besoin que la jeunesse d’esprit n’a pas d’âge.

Lire la suite